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Bulletin électronique - Octobre 2006
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Plusieurs de mes amis ont essayé le kitesurf ces dernières années, mais leur expérience n'a pas toujours été concluante. Étant d'une nature curieuse, j'ai eu envie de découvrir ce sport à mon tour. Aujourd'hui, je partage avec vous mon expérience. Pour ma part, j'imaginais difficilement un apprentissage efficace et agréable dans les plans d'eau québécois. Bien sûr, les Iles de la Madeleine et la ville de Shippagan, au Nouveau-Brunswick, offrent des conditions de vent intéressantes, mais parfois instables. C'est pour cette raison qu'au mois d'août dernier, j'ai décidé de profiter de mes vacances à Cabarete, en République Dominicaine, pour suivre un cours de kitesurf donné par des pros dans des conditions idéales.

À Cabarete, durant les mois de juin, juillet et août, il vente tous les jours environ 15 nœuds. Ces conditions favorisent un apprentissage régulier et permet de profiter pleinement de son séjour. Peu importe le temps qu'on y passe, il est permis de croire que le vent sera au rendez-vous chaque jour.
Plusieurs écoles situées sur la plage offrent des cours donnés par des instructeurs francophones, qualifiés et certifiés IKO (International Kiteboarding Organization). J'ai choisi de suivre un cours de neuf heures, réparties sur 3 jours, en compagnie d'un de mes amis. Nous avons payé chacun 330$US et nous étions accompagnés d'un instructeur et de son assistant.
Les cours sont très sécuritaires et d'ailleurs le premier cours s'est concentré sur l'apprentissage des règles de sécurité de base. Les premières manipulations du cerf-volant se font avec un petit modèle, question d'apprendre en douceur. Durant ces trois premières heures, j'ai appris comment dérouler les cordes du cerf-volant, le gonfler, le faire décoller et le déposer sur la plage. Ces trois heures d'apprentissage m'ont paru un peu longues et épuisantes, mais ça valait le coup!

Durant la deuxième journée de cours, j'ai manipulé un cerf-volant plus grand et j'ai appris comment faire du body drag. J'ai aussi appris comment remonter au près en body drag, le tout sans planche sous les pieds. Le vent vient de la mer (side-on shore), ce qui fait qu'on ne risque aucun danger. Les plages sont longues et les écoles sont situées dans des endroits qui permettent de pratiquer de manière isolée, sans craindre les autres kitesurfers. Après six heures de cours, j'ai eu la chance de commencer à pratiquer les départs dans l'eau avec la planche.
C'est durant la troisième journée de cours que tout se joue. Comme on dit, " Ça passe ou ça casse! ". En effet, plusieurs se découragent puisque le niveau de difficulté des départs dans l'eau est assez élevé. Malgré mon expérience dans de nombreux sports de glisse tels la planche à voile, la planche à neige, le wakeboard ou le wakesurf, j'ai éprouvé de la difficulté à avancer avec la planche sous les pieds. Bref, à la fin des neuf heures de cours, je pouvais faire mes départs dans l'eau, mais je ne réussissais pas à avancer.
IL NE FAUT PAS SE DÉCOURAGER! Après les trois jours de cours, c'est le temps de louer les services d'un jeune Dominicain. Plusieurs se promènent sur la plage dans le but d'offrir leur service. Cet assistant connaît très bien le kitesurf et demande environ 5$ US par heure. Il offre une aide précieuse et nécessaire pour voir à tous les détails qui paraissent bien stressants au début : dérouler les cordes, monter le cerf-volant et surveiller que tout se passe bien dans l'eau. Il peut aussi, si on dérive trop loin, ramener le cerf-volant au point de départ, ce qui lui permet de faire une petite session de kitesurf gratuitement ! J'ai utilisé les services de mon " assistant personnel " durant trois jours et c'est ainsi que je me suis beaucoup amélioré. J'ai réussi à me diriger, mais toujours en finissant par dériver et j'ai réussi à "jiber" sur les deux côtés.

À mon retour de Cabarete, j'ai eu la chance d'aller passer trois jours à Cape Cod durant lesquels il y a eu un vent de 20 nœuds accompagné de vagues de 5 à 6 pieds. J'avais une certaine aisance et j'ai pu remonter au près, sans dériver. Tout ça après une quinzaine d'heures passées à l'eau seulement!
Évidemment, ma passion première demeure la planche à voile, mais quand le vent de 20 nœuds et plus se fait attendre, je peux maintenant sortir m'amuser dans l'eau!
Benoit Gauthier